Détour à Cheverny

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Un ami coureur (A.B.) s’interroge sur un écart en forêt dans le relevé GPS de mon premier tour du marathon de Cheverny !

Il s’agit de la mise en pratique du livre de Kathleen Meyer : « Pour une approche environnementale d’un art perdu » (goo.gl/OMnKe) ! Les coureurs comprendront, les autres resteront peut-être hermétiques à cette régression…

Marathon de Cheverny 2011

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Tout l’art du coaching en course à pied repose dans la transmission d’énergie mentale et physique du coach au coaché de l’avant vers l’arrière et vice-versa. En sus de la voix, instrument indispensable à une bonne pratique, le coach utilisera d’autres voies tout aussi naturelles (confer la position de la main sur la photo 4/4 de l’exemple ci-dessous ; l’intensité de la pression manuelle sur le fessier est, bien entendu, à graduer en fonction de l’état de fatigue du coureur).

Était-ce bien raisonnable ? Marche et course…

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  • Dimanche 27 mars, 10 heures de randonnée dans le bois Talence (9 heures en fait, la faute à un réveil resté à l’heure d’hiver), 50 kilomètres parcourus, difficilement, avec de lourdes Meindl de montagne !
  • Dimanche 3 avril, marathon de Cheverny, 42 kilomètres courus, tranquillement, autour du château du capitaine Haddock.

Bilan : un lundi 28 mars musculairement beaucoup plus douloureux que le lundi 4 avril. Pour les pieds, même constat : les chaussures de course les préservant beaucoup (mais alors beaucoup !) mieux que celles de montagne. Promis, la prochaine fois que je dépasserai un marcheur sur un trail ou sur une course à pied, je le considérerai avec tout le respect qui lui est dû !

Behobia San Sebastian 2010

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Pour sa quatrième participation, l’objectif de mon équipier était de gagner ces 4 minutes de trop qui l’avaient toujours laissé au-delà des 2 heures sur ce mythique 20 kilomètres. La stratégie était donc toute simple : tenir les 5’50″ au kilomètre, avaler le col du 6e sans se poser de question, serrer les dents dans la montée du 16e l’œil rivé sur le dernier feu de circulation tout là-haut, en perdant le moins de temps possible et basculer vers la mer en se laissant porter par la foule… et la descente !

La météo n’était pas de la partie, pluie tout au long du parcours, mais le public chaleureux comme à son habitude ne pouvait que nous aider à passer sous cette fatidique barrière des deux heures. Mesurer l’aide du public est évident : il fallait au moins une douzaine de « venga » et de « ánimo » au kilomètre pour gagner ces 240 secondes. À l’arrivée 1 heure 56 min 56 s à mon chrono (1h56’58″ à celui de l’organisation) : il y en avait largement plus qu’il n’en fallait !!!

La preuve par le chrono : excepté le col au 6/7e et la côte du 16e, excepté les quelques pas faits en marchant pour boire le verre d’eau tendu aux ravitaillements, tous les temps sont en dessous de la ligne des 6 minutes au kilomètre. Belle régularité et au bout l’objectif atteint.

Pourquoi cours-je ?

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J’ai commencé à courir il y a quelques années.

Au départ les motifs étaient variés, mais peu convaincants :

  • pour me maintenir en bonne santé,
  • pour courir derrière telle charmante jeune femme de mon équipe (que mon épouse en particulier et les femmes en général me pardonnent une telle trivialité),
  • pour entendre mes collègues dire « C’est le seul chef de projet qui nous oblige à courir entre midi et deux ! »,
  • pour perdre les bourrelets du temps qui passe,
  • pour mettre en avant les valeurs de l’effort dans mon expérience professionnelle…

Pendant la préparation de mon premier semi-marathon (Bordeaux, 1999) je me suis même dit « je cours pour devenir un champion ». Mon cardiologue d’abord, mes résultats ensuite m’ont ramené à la raison : je suis une bonne 2 chevaux, endurant, mais pas taillé pour jouer les premiers rôles. Plutôt du genre à rester bien au chaud au milieu des pelotons.

Après mon premier marathon (La Rochelle, 2002), et malgré mon modeste temps de 4 heures 6, l’émotion m’a étreint comme rarement. « Voilà ! C’est pour ça, c’est pour l’émotion de l’après-course » ai-je pensé. Les marathons suivants ont été « savoureux », chargés en anecdotes (ah ! Blaye et cette centième place sur l’interminable tapis rouge, ah ! Saint-Michel et sa chaleur et ses malaises, ah ! Vannes et mon record… à tout de même 1 heure 55 des Kenyans !) mais beaucoup moins émouvants y compris lorsque je suis passé sous la barrière des 4 heures. Les souvenirs tournaient plus autour d’heures et d’heures de mornes entraînements, d’ongles bleuis par le frottement et de crampes au quarantième kilomètre que d’émotion de « victoire ».

Et puis est venue la magnifique course de Béhobie à San Sébastian. Avec cette fabuleuse descente après la grimpette du fameux col « casse-pattes » (Haut de Gaintxurizketa ?). Une descente d’anthologie à une vitesse jamais atteinte ailleurs. Mais ce n’est pas cette descente qui a permis de répondre à cette question « Pourquoi cours-je ? » Ni le reste de la course : malgré la ferveur populaire, une course à pied reste une course à pied. Mêmes ongles brûlés, mêmes jambes en bois après l’effort. Non. La réponse, sous forme de question, était inscrite sur le traditionnel tee-shirt offert sur la ligne d’arrivée :

« Sufres mas cuando corres o cuando no sales a correr ? »

La réponse à ma question était une autre question. Mais n’est-ce pas là LA question ?

Viaduc de Millau 2007

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Millau dimanche 13 mai 2007. Une course unique qui n’aura plus jamais lieu (?).
Un super souvenir pour 10500 coureurs et moi et moi et moi.
Un parcours vallonné en boucle : départ de Millau, route longeant la vallée du Tarn et au loin le pont, le fameux viaduc, entre les falaises du plateau de France.

Une barrière horaire pas trop contraignante : 1h30 au pied de la pile P2 (au kilomètre 8 ! Qui a dit « à cloche-pied » ?).
La fameuse piste du chantier Nord : quelques lacets pour grimper là-haut (300 mètres de dénivelé quand même) et le gros embouteillage de la course. Mais ne nous arrêtons pas là-dessus : ce jour-là pour tous c’était « Objectif viaduc ».
Et enfin le pied sur le pont. Ou plutôt 21000 pieds sur le pont…
Extraordinaire traversée aller-retour du nord vers le sud, un coup d’œil au Larzac puis demi-tour et vice-versa (pour les points cardinaux). Vue imprenable sur Millau et ses Causses depuis le plus long et le plus haut viaduc d’Europe.
En chiffres cela donne : 2,46 km dans chaque sens, montée à 3,025 % à l’aller, descente au retour (même pourcentage ;-) , 7 voiles lancées vers le ciel vue bâbord puis tribord des haubans, 270 mètres au dessus de la vallée, 343 mètres avec la voile, mieux que la tour Eiffel. Bravo Eiffage.

Retour facile mais en descente ; bien au chaud dans le peloton.
11h32, après 23,5 kilomètres et surtout une vue unique et sans voiture sur ce fabuleux ouvrage d’art, retour à Millau au bien nommé parc de la Victoire.

J’y étais, dossard 549 : 4855ième Piquart Patrick 02:32:51 02:26:38 (puce) H: 4747 V1H: 1916

Marathon du Médoc 2007

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Samedi 8 septembre, sous un beau soleil et avec un petit vent rafraîchissant (au moins jusqu’à midi) les 42195 foulées du marathon du Médoc ont été courues par quelque 8500 quidams étrangement accoutrés.
Enfin 8500 c’était au départ : 1300 d’entre eux s’étant perdus en chemin, sans doute happés par les enivrantes promesses des prestigieuses vignes traversées.
De cette fête (course ?) retenons une loi : « Pour une distance donnée, plus on court lentement, plus on court longtemps ». Si !
Et encore : « Plus on est nombreux, plus on met de temps à franchir la ligne de départ » ; et plus il est difficile d’avancer, surtout lorsqu’on est coincé derrière les attelages et chars dans les ruelles de Pauillac (bravo à tous les coureurs/pousseurs et chapeau bas au rouleur de barrique de Listrac).

Ego curriculum vitae : « Je cours vite » en latin ? Au Médoc, oubliez l’esprit de compétition : 27 minutes pour parcourir les deux premiers kilomètres, non seulement ce n’est pas un record, mais l’extrapolation fait peur : 9 h 30 aux 42… Heureusement dès que la foule s’éclaircit, il devient possible de prendre un rythme plus raisonnable permettant de rentrer dans le délai des 6 h 30 maximum autorisées (4h58, sans se mettre dans le rouge : belle sortie longue non ?).
Mais est-ce à cause du déguisement ? de la teinture dans ses cheveux et sur sa barbe ? Quoi qu’il en soit, l’hurluberlu numéroté 1977 eut le doit comme cadeau d’arrivée à une bouteille de vin… blanc de… Graves ! Très grave !!!

Quoiqu’il en soit, le marathon du Médoic mérite vraiment son titre de « marathon le plus long du monde » !

TIC et course (1)

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Il ne vous a pas échappé que les « nouvelles » technologies s’immiscent partout.

Tenez : dans le sport par exemple. Hier encore vous revêtiez votre survêtement, chaussiez vos « tennis » et en route pour un petit footing !
Aujourd’hui :

  • vous passez votre maillot à cardio-fréquencemètre intégré, électrodes tissées dans le textile,
  • vous téléchargez à partir de votre PC un plan d’entraînement avec ses zones cardiaques cibles, les intervalles de fractionné, les durées de récupération, …
  • vous vérifiez sur votre récepteur de poignet vos paramètres physiologiques (fréquence cardiaque maximale, état de forme, VO2 max…),
  • vous enfilez votre collant à lecteur mp3 sur lequel vous aurez copié (légalement bien entendu) des morceaux en adéquation avec votre séance,
  • vous démarrez votre GPS qui va « filmer » votre parcours, son dénivelé, votre vitesse (données qui seront recoupées avec celles de l’accéléromètre inséré dans le talon de vos jogging).

À votre retour vous visualiserez sur votre PC les différents paramètres captés au cours de votre sortie, positionnerez votre trajet sur une carte IGN.
Votre coach virtuel analysera votre séance et vous prodiguera ses conseils.
Demain, toutes ces technologies seront encore plus intégrées, encore plus miniaturisées, encore plus personnalisées…

TIC et course (2)

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Il n’a pas échappé à un lecteur éclairé « l’oubli », dans l’article d’il y a trois semaines, d’un accessoire indispensable : le cadencemètre.
Ce lecteur nous précise que cet outil, dérivé du podomètre, permet de compter le nombre de foulées par minute.
Rapporté à la vitesse, le coureur peut en déduire d’une part l’amplitude de sa foulée et d’autre part la variation d’icelle au cours d’une séance d’entraînement.
Effectivement, il s’agit d’un capteur supplémentaire qui semble avoir sa place dans l’arsenal technologique du coureur à pied.

Une rapide recherche sur le web ne nous a pas permis de trouver un fabricant de ce type d’appareil (qui existe pour le vélo).
Cher lecteur, ce cadencemètre existe-t-il ou n’est-il que le fruit de l’imagination du Géo Trouvetout qui sommeille en vous ?

Saison 2008

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Coïncidence ? J’ai débuté ma saison 2008 de course à pied le 30 mars (jour de changement d’heure) par le semi-marathon de Bordeaux. La nuit avait été courte (-1 heure) et les réveils mal réglés avaient joué de mauvais tours à certains coureurs : mais quel plaisir pour nous les anonymes du peloton que de se faire doubler sur le magnifique Pont de Pierre par deux flèches kenyanes mal remises du décalage horaire.

Aujourd’hui, 26 octobre (jour de changement d’heure) clôture de cette riche saison sportive par le 17 kilomètres de la Brède. La nuit a été longue et du coup, outre la ballade touristique et le passage dans le château de Montesquieu, nombre de coureurs en profitent pour déguster les produits du vignoble proposés sur le parcours. Excellent entraînement pour le célèbre marathon du Médoc.

Raconte ta vie ailleurs (RTVA) me dirait ma fille. C’est vrai, concentrons nous sur le message : au cas où vous l’auriez oublié, aujourd’hui dimanche 26 octobre 2008 c’est le week-end le plus long de l’année (en France)… Profitez de cette heure gagnée (pour courir ?) et enlevez-la à vos réveils !

La Brède 2008

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Coïncidence ? J’ai débuté ma saison 2008 de course à pied le 30 mars (jour de changement d’heure) par le semi marathon de Bordeaux. La nuit avait été courte (-1 heure) et les réveils mal réglés avaient joué de mauvais tours à certains coureurs : mais quel plaisir pour nous les anonymes du peloton que de se faire doubler sur le magnifique Pont de Pierre par deux flèches kenyanes mal remises du décalage horaire.

Aujourd’hui 26 octobre (jour de changement d’heure) clôture de cette riche saison sportive par le 17 kilomètre de la Brède. La nuit a été longue et du coup, outre la ballade touristique et le passage dans le château de Montesquieu, nombre de coureurs en profitent pour déguster les produits du vignoble proposés sur le parcours. Excellent entraînement pour le célèbre marathon du Médoc.

Raconte ta vie ailleurs (RTVA) me dirait ma fille. C’est vrai, concentrons nous sur le message : au cas où vous l’auriez oublié, aujourd’hui dimanche 26 octobre 2008 c’est le week-end le plus long de l’année (en France)… Profitez de cette heure gagnée (pour courir ?) et enlevez là à vos réveils !

Foulée des Baïnes 2009

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Une des plus belles courses de la région Aquitaine. 20 kilomètres sur la plage (voire un peu plus si vous contournez les flaques et les baïnes) entre le Grand Crohot et le Cap Ferret. Les coureurs sont lancés à marée basse et tous les ans les paysages sont différents.

Couvrez-vous bien le chef et évitez de courir nu comme ce malheureux (?) qui n’a pas tenu très longtemps !

Cent bornes de Millau 2009

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Samedi 26 septembre 2009 à Millau (enfin, très exactement dimanche 27 septembre à 0h42), obtention de mon deuxième diplôme du trimestre : après le Bac+5, le 100 bornes.

14 heures 42 pour parcourir les 100 kilomètres (très valonnés) de cette mythique course à pied.

  • 1209ième après le marathon,
  • 992ième à Saint Affrique au kilomètre 72,
  • 915ième à l’arrivée (sur un peu plus de 1680 inscrits pour 1330 à l’arrivée).

Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite

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Jambe Droite (en grimaçant) : Ouille !
Jambe Gauche : Qu’est-ce t’as Jidé ?
JD : J’ai mal au quadri…
JG : Moi aussi. Je n’en fais pas toute une histoire.
JD : Puisque t’es si fort, propose-moi un remède !
JG : Passe une annonce sur le site piquart point effe-ère.
JD (ironique) : Oui, c’est ça « Jambe plus vieille de 100 kilomètres cherche baume décontractant. »
JG : Tu exagères on n’a fait que 50 bornes chacune. Reconnais simplement que tu as un coup de pompe !
Nike A. Left (avec un fort accent américain) : Vous demander moi ?
JG : Non, le mot pompe a plusieurs …
NAL (l’interrompant) : Moi aussi j’ai message « Chaussure plus vieille 14 heures 42 besoin coup de pompe ».
JG (tentant d’être pédagogue) : Pour une chaussure comme toi, construite sur des alvéoles d’air, le coup de pompe n’a pas le même sens. Là, il servirait à te regonfler.
Nike A. Right (se mêlant à la conversation avec le même fort accent américain) : Alors que pour jambe le coup de pompe est pour dégonfler ?
Pied Droit (intervenant) : Non. Jidé n’a pas besoin d’être dégonflé. Alors que moi, après plus de 14 heures enfermé dans une pompe noire, oui !
Pied Gauche (surenchérissant) : Les Nike Brothers des pompes noires ? Des pompes funèbres ! Que dis-je, des pompes à chaleur : j’en ai encore des ampoules !
NAL & NAR (interloqués) : ???
Lampe frontale (apparaissant en surplomb) : Qui parle d’ampoule ?
PG : Ne nous pompe pas l’air l’Ampoule. Nous, nous faisons tout le boulot à porter le grand cinglé qui voulait devenir cent-bornard, alors que toi tu te laisses porter au sommet de son crâne !
LP (bouffie d’orgueil) : Mais grâce à moi le retour nocturne à Millau s’est fait en grandes pompes.
NAL & NAR (en cœur) : Quelles pompes ? Vous encore parler de notre exploit de course à pieds ?
PG & PD (en cœur) : Ah non ! La course à pieds, par définition, c’est nous.
NAL : Nikê être déesse grecque de la victoire. Donc victoire du 100 miles c’est nous.
JG : Hé les Nike Air n’exagérez rien, ce n’était que 100 kilomètres !
LP : 100 kilomètres ou 100 miles vous êtes tous à côté de vos pompes ! Vous courrez comme des pieds : vous avez été incapables de nous ramener avant la nuit. Sans moi, pieds et pompes finissiez votre course au fond du Tarn !
PG (prenant la diatribe au pied de la lettre) : T’es gonflée l’Ampoule de nous mettre tous dans le même sac de sport ! D’autant qu’une paire de pompes tu la remplaces au pied levé, alors qu’une paire de pieds…
JG (revenant sur sa lumineuse idée) : Jidé, à la limite tu remplaces le baume par une ampoule buvable et c’est l’pied !
PG : Ça marche aussi pour mon problème au cou ?
NAR : Tu t’es cassé le cou ?
NAL (simultanément) : C’est où le cou d’un pied ?
JD : Lâchez-nous la jambe les Nike. Vous nous cassez les pieds !
NAL & NAR (agressifs) : Et toi prends ta jambe à ton cou au moins 100 nouveaux kilomètres si tu veux pas partir le pied devant.
PG (hilare) : C’est où le cou d’une jambe ?
JG (en rajoutant) : Ne traitons pas cette question par-dessus la jambe.
NAL : Vous dépassez les bornes.
PG : Les 100 bornes ?
JG : Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite !
PG : Chut ! Si le grand zinzin nous entend, il est capable de nous embarquer dans une course encore plus longue.
Tous : Ouille !

Behobia San Sebastián 2009

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De la frontière espagnole à San Sebastián, 20 kilomètres de rêve, en courant…

Comme à chaque départ de course, le frisson court sur la multitude des coureurs agglutinés. Mais ce ne sont pas les ventas sans charme de Behobia qui le procure mais la certitude de participer à une course mythique.

Le peloton se lance et vous avec, happé par les contreforts des Pyrénées.

Un joli col au 7ième, Gaintxurizketa, une fabuleuse descente, un vrai toboggan ou quelque soit votre niveau vous aurez l’impression de voler : il suffit de se laisser aller.

Le port industriel de Pasajes au 14ième, très laid mais vous ne le verrez pas, caché qu’il est par la foule massée sur le bord de route et qui hurle ses encouragements aux coureurs et qui brandit des panonceaux ornés de photos et qui claque dans ses mains et dans vos mains pour vous redonner du courage et qui vous porte comme nul part ailleurs. En espagnol cela se dit « sentimiento » et sur une course à pied vous ne le vivrez que là, sur ce petit bout de route du Pays Basque.

Un raidillon casse-pattes au 17ième avec le feu tricolore qui vous nargue planté tout au sommet, mais toujours les innombrables spectateurs enthousiastes et passionnés qui vous font oublier vos muscles qui tirent dans les mollets et devant les cuisses (vous n’auriez peut-être pas dû battre votre record du monde de vitesse dans la descente !).

Puis l’arrivée au centre ville de San Sebastian. N’essayez pas de sprinter, Alameda del Boulevard est noire de monde : pour profiter du spectacle extraordinaire offert tout au long du parcours, vous vous êtes calé sur un petit 6 minutes au kilomètre (sauf dans la descente où votre chrono est resté coincé autour de 4) et comme la moitié des coureurs (8 000 sur 14 000 inscrits et 2 000 sans dossard) vous arrivez en tout juste moins de 2 heures. Pas d’échappatoire par les côtés : le public y est massé encore plus nombreux. Alors laissez-vous porter par la vague jusqu’à la ligne d’arrivée.
L’important n’est pas votre temps mais l’ambiance extraordinaire qui règne tout au long de ce Behobia San Sebastián.

L’accès aux douches étant difficile, profitez de la superbe baie Atlantique qui vous tend les bras à quelques mètres : en novembre régénération des muscles garantie.

Dernière récompense, moins sportive mais tout aussi festive : la tournée des bars basques. Vino tinto, cerveza y tapas para todos.

Pour l’édition 2009 il ne reste que la liste d’attente (esperar en espagnol : espérer courir Behobia San Sebastián) ou … le marché noir.

Si j’écris ces quelques lignes ce n’est pas seulement pour raconter le déroulement d’une des plus belles courses d’Europe, mais pour la « révélation » qui m’attendait sur le tee-shirt offert à chaque participant. Le 12 novembre 2006 j’ai enfin compris que la(es) question(s) que je me posais n’étai(en)t pas la(es) bonne(s). Depuis mon premier semi-marathon en 1998 (je suis un jeune coureur), je m’étais toujours demandé : « Pourquoi cours-je ? » sans pouvoir apporter de réponses autres que les insatisfaisantes « Pour être en bonne santé », « Pour le plaisir », « Pour évacuer le stress du boulot », etc.

La question, la seule, la vraie, est inscrite, gravée, en noir sur l’orange basque :

« Noiz sufritzen duzu gehiago korrika egiten ala korrika egitera joan gabe ? »

Soit en castillan :

« Suffres más cuando corres o cuando no sales a correr ? »

24 heures de Léognan annonce

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Pour « Et ma vie » et pour « Ouvrir la voix », organisé par « Les Anonymes du Campus », prochain objectif : les 24 heures de Léognan.

Le 19 juin à partir de 10 heures et jusqu’au 20 juin 10 heures. Dossard 17.

Mon sponsor : espace biochauffage à Gradignan.

Nous vous attendons pour aider les associations ou pour courir quelques kilomètres avec nous.

Mission accomplie

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Dimanche 2 mai 2010, 9 heures : départ du marathon de Nantes.
Le jeune quinqua, dossard n° 2427, s’élance sur son premier marathon ; un vieux quadra, dossard n° 2428, l’accompagne sur ce difficile exercice.
À la mi-course, le chrono annonce 2 heures 24 minutes : c’est quelques minutes de trop par rapport au temps espéré par n° 2427 et 6 minutes d’avance par rapport à celui estimé par n° 2428.
Comme prévu, les 6 minutes d’avance fondent comme neige au soleil sur le second semi et, deux heures et demie plus tard, c’est la dernière ligne droite.
L’œil discrètement fixé sur le chrono, n° 2428 lance une petite accélération. Un dernier kilomètre en 5 minutes 45 secondes et mission accomplie : n° 2427 obtient son titre de « marathonien » en 4 heures 59 minutes 56 secondes. En dessous du seuil des 5 heures…
Voilà. La mythique distance de 42 kilomètres 195 a été couverte, par notre primo-marathonien. Peu importe la moyenne de 8,44 kilomètres à l’heure, peu importe la 1691ième place sur 1705 arrivants, l’important pour cette première fois était d’arriver ! Une distinction quand même : en plus de sa médaille, dossard n° 2427 peut se vanter d’avoir terminé en V2H à la 286ième place sur … 286 ! Quoi qu’il en soit une belle ballade dans et autour de Nantes. Et bravo au néo-marathonien.

Circadien

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Circadien, ienne adj.
1957 ; du lat. circa diem « presque un jour ».
Biol. Dont la période est voisine de 24 heures
.
d’après le petit Robert.

Circadien c’est le titre que s’octroient les coureurs ayant couru pendant 24 heures.
Évidement, le mot nycthémère (espace de temps comprenant un jour et une nuit et correspondant à un cycle biologique) conviendrait mieux que circadien qui d’une part est un adjectif et d’autre part n’est même pas tout à fait 24 heures. Mais vous imaginez le dialogue :

- Alors, tu cours ?
- Oui. J’cours
- T’es marathonien, cent-bornard ?
- Non. Nycthémère !

Il y a quand même motif à fâcherie, non ?

Trêve de circonvolutions. Voilà c’est fait. Depuis le dernier jour du printemps 2010, je suis circadien. Justement, des circonvolutions, du samedi 19 juin 10 heures au dimanche 20 juin, 10 heures, j’en ai effectuées. 155. 155 kilomètres en rond autour du stade de Léognan. 155 kilomètres parcourus en 24 heures. Circadien en quelque sorte avec une marque à 155,062…

Au fait ! La question « Pourquoi courrez-vous ce genre de courses ? » nous est souvent posée. Pour les 24 heures de Léognan la réponse est aisée. Chacun des coureurs du 24 heures se devait d’avoir un sponsor et chaque kilomètre parcouru a rapporté des subsides aux associations Et ma vie et Ouvrir la voix !

Il est vrai, j’ai également couru pour le diplôme de circadien. L’ayant obtenu, j’en profite pour lancer quelques remerciements. Je remercie

  • mon sponsor, Didier d’Espace Biochauffage, qui outre les quelques tours qu’il a parcourus avec moi et l’attention fraternelle qu’il m’a portée, a résorbé la froidure de la nuit dans ses braseros magiques,
  • les kinésithérapeutes et les podologues qui se sont relayés pour assurer notre confort tout au long de la course,
  • Agnès, au four et au moulin, à l’accueil et aux stands et même sur la piste, de nuit, pour quelques foulées avec nous,
  • Fabienne qui m’a envoyé le bon plan d’entraînement et invité aux entraînements des anonymes (c’est décidé, j’adhère),
  • et tous les autres bénévoles des Anonymes du campus qui ont fait de cet événement une réussite tant au niveau de l’organisation que de l’ambiance dispensée,
  • Barbara dont le réglementaire et quasi horaire mais chaleureux « Ça va Pierre Paul ou Jacques ? » nous permettait de nous poser les bonnes questions sur notre « état de marche » (ou plutôt de course),
  • les autres coureurs élites pour leurs encouragements (connaissez-vous d’autres sports où, vous faisant doubler par le leader de la course [à peu près 50 fois dans mon cas !], vous êtes gratifié d’un « Vas-y Patrick » ou d’un « Merci Patrick » lorsque vous lui laissez la trace ?),
  • les entraîneurs de clubs (inscrit en individuel je ne suis pourtant membre d’aucun) qui ne manquaient jamais de prodiguer leurs conseils (« Souffle », « Relâche-toi ») ou encouragements (qu’il soit particulièrement remercié celui du terrain de foot annexe [je ne connais ni son nom ni son club] qui, toute la nuit, à chacun de mes passages m’a lancé un bienveillant et oh combien réconfortant « Allez Patrick »),
  • les coureurs open qui m’ont accompagné durant quelques foulées, Virginie, Juliette, Emma, Hugo, Jean-Marc, Alain, Fabrice, Xavier et ceux qui sont venus m’encourager, Véronique, Pascal, Bruno, Frédéric,
  • Virginie, Juliette et Emma d’avoir supporté, et mon égotisme monomaniaque de futur circadien, et le plat de pâtes quotidien de ce long plan d’entraînement ! Virginie, Juliette et Emma, s’il est vrai que ce n’est pas pour vous que je cours, c’est grâce à vous que je peux courir…

Photo du petit matin lorsque l’esprit n’est plus un esprit, mais une colonne d’air à inspirer puis expirer puis inspirer puis expirer, un cœur qui bat dont il faut maîtriser le rythme, des jambes à lancer alternativement vers l’avant pour avancer. Ce petit matin où il faut tenter de dompter l’émotion qui gagne parce que la fin de l’épreuve approche, parce que, au bout du compte, au-delà de la distance parcourue, au-delà du chronomètre, au-delà du classement, au-delà de la fatigue et des bobos, une course à pied, ce n’est que du plaisir.

À Léognan le 24 heures, ce n’est que du bonheur.

Le plan 24 heures

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Ci-dessous, le plan d’entraînement de Bruno Heubi (que vous trouverez ici complété d’intéressantes informations) utilisé pour mes neuf dernières semaines d’entraînement du 24 heures de Léognan. Le plan est parfaitement étudié, bien construit, alternant semaine « lourdes » et semaines de « récupération ». En bref il prépare idéalement à un 24 heures.

Seul petit bémol : la « prédiction » de Bruno Heubi. Mon temps de référence aux 100 kilomètres (Millau 2009 en 14 heures 42) n’est pas dans le tableau de performances. En prenant le temps du tableau le plus proche (13 heures 25) et le pourcentage à appliquer aux débutants sur un 24 heures, la distance prédite était comprise entre 125 et 134 kilomètres. 155 kilomètres au coup de pistolet c’est quand même un semi-marathon de mieux !
Plan 24 heures

Tee-shirt Béhobie 2006

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Si la course est toujours aussi belle et populaire, si l’organisation est encore plus efficace (avec ces départs par couleur de dossard), si le public répond présent pour encourager les coureurs tout au long du parcours, en revanche, cette année, le tee-shirt est beaucoup moins beau. Et en plus, il n’y a plus cette très belle sentence qui nous accompagne lors de nos entraînements : Sufres mas cuando corres o cuando no sales a correr ?

Randonnée Granier

Savoie 2010. Les visualisations et les fichiers de la randonnée du 30 décembre à Granier.
Altitude départ : 1406 mètres. Altitude arrivée : 1666 mètres. Distance parcourue : 8,5 kilomètres.

Randonnée Granier

Pour visualiser le parcours, les pauses, la vitesse, l’altitude, cliquez sur l’image ci-dessous et retrouvez la randonnée (pas tout à fait complète : le GPS s’est arrêté après le pique-nique) sur Garmin.

Pour téléchargez le fichier des points géographiques, cliquez sur l’image ci-dessous puis retrouvez la randonnée sur Google Earth.

Randonnée La Pesée

Savoie 2010. Les visualisations et les fichiers de la randonnée du 29 décembre à La Pesée.
Altitude départ : 1175 mètres. Altitude arrivée : 1774 mètres. Distance parcourue : 13 kilomètres.

Montée à La Pesée

Pour visualiser le parcours, les pauses, la vitesse, l’altitude, cliquez sur l’image ci-dessous et retrouvez toute la montée sur Garmin.

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